Carnet 2011 à suivre

2011

les lieux où …
Lors de mon séjour à l’Hôtel Savoy, Lodz, Pologne j’ai cherché cette cour intérieure que même le garçon d’ascenseur me cachait, prétendant qu’elle n’existait pas.

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Heureusement que j’avais lu le roman de Joseph Roth qui installé là après la guerre l’avait décrite … un côté gris, merveilleusement caché … l’ombre efface telle quelque chose? …

I didn’t feel sleepy. The church bell beats repeatedly in the soft night. Upstairs I can hear footsteps, gently, soft, continuing, they must be footsteps of a woman- have those small ones gone so restlessly up and down the seven floor?What did she have? Joseph Roth, Hotel Savoy 111

 

Après un vol sans encombre, Montréal, Zurich, Varsovie, je découvrirai le sourire de mon ami Marcin Kieruzel.

Je profiterai de l’accueil généreux de mon jeune guide-interprète, il m’accompagnera pour la durée du séjour. Nous prenons un taxi pour nous rendre à Lodz et après deux heures et demie de route banlieusarde et de dépaysement, Marcin me déposera à l’Hôtel Savoy, 6 avenue Traugutta. Je connais déjà le lieu à travers le roman du même nom, de l’auteur Joseph Roth.

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J’occuperai la chambre 323 qui ouvre sur la cour intérieure d’un autre temps, murs de béton gris, fenêtres hautes, nombreuses et en vis-à-vis. Je compterai neuf escaliers, larges, profonds, la prochaine fois, je prendrai l’ascenseur, liftier ou pas. Au bout du couloir, la vue plongeante surplombe, les cheminées nombreuses, effilées, typiques de la Pologne.

 

 

Demain, je m’empresserai de visiter le lieu de fond en comble, espérant y retrouver quelques traces du fabuleux récit.

L’hôtel se situe à quelques mètres de la Piotrkowska, la plus longue rue piétonnière de toute l’Europe.

Je vide mon bagage, prends une douche rapide et descend dans le hall. J’ai rendez-vous, une rencontre internationale de passionnés graveurs. Nous nous rejoindrons sous la canicule écrasante de juin et dans la démesure de l’allée piétonnière d’une autre époque, emmurée d’ensembles architecturaux et urbanistiques. Les industries d’antan, aux briques rouges, silencieuses sont transformées en résidences ou en Musées et siègent encore sur plus de quatre kilomètres. Nous arpenterons églises, cathédrales, synagogues, galeries, écoles de cinéma, académie de musique et l`académie des beaux- arts, la galerie à ciel ouvert des grands fondateurs, bronzes de l’artiste Marcel Szytenchelm,  sept jours de découvertes au cœur de Lodz, ville de Palais et d’une seule voie, point de rencontre depuis des siècles. Autrefois les manufacturiers, les ouvriers, aujourd’hui les touristes culturels.

Muroir de mon séjour et ci-bas une des trois gravures qui me mérite ce prix d’excellence. Denise Pelletier

:: 14TH INTERNATIONAL TRIENNIAL OF SMALL GRAPHIC FORMS, POLAND – ŁÓDŹ ’11

 

 

11janvier 2011

Invitation de Serge Marzin pour exposer en 2012 dans la Salle Lucien Prigent dans le Landivisiau, Finistère. Bretagne

13 janvier

Voyage sur les plateaux, œuvre de Jean Cabane entre du Vietnam aujourd’hui.

 

L’incommencement, l’intranquillité. Une note datée du 19 août 2010 trouvée dans mon sac : jour bleu, bleu ciel, bleu mer, infiniment bleu. Corps étal, caresse du sud, vent de vacances, piquées là des ombrelles colorées, comme fleurs au soleil. Noyer mon regard dans le bleu mou, gouache d’encre, blues! Chant de mer, ressac, cris, rires et guirlandes. Un petit moteur, lointain, un avion surgit dans le ciel comme un souvenir venu de l’enfance

Date ? 2011

J’ai déposé sur la page mes étamines comme des mots, un morceau de désir, une lettre à écrire, un poème ou ce livre que j’écris à chaque matin et que je n’ai jamais écrit.

Les arbres aussi tiennent à leur peau, il est tant de choses qui s’oublient, qui glissent… Noir de nuit, voyage nocturne. Qui a entendu, qui a vu ce que j’ai vu?  Le vieil homme et la mer, rhapsodie en noir.

L’averse de neige se déverse sur la voilure ou elle gèle. Elle demande au vent, aux flocons de ne pas venir. Mais qui va l’écouter.

Pourquoi le soleil ne tombe pas. Pourquoi les fleurs ne parlent pas. Des pensées par paquets, mouillées…L’amant, le garçon qui ne voulait pas dormir.

Je songe au garçon (qui ramassait les tasses de thé) du Château de Versailles, à celui du Château Ujazdowskii  (Centre d’Art Contemporain) à Varsovie…C’est sous les pas que se fait le chemin. Mai, moire d’encrier, thé et talons haut.

Tomas Tranströmer/ Lezama Lima/ Hemingway/ Duras

 

 

à suivre…

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