Carnet 2010 à suivre

2010

J’emprunte à la nature ses pluies

J’emprunte au poète ses débordements

J’emprunte au temps ses tremblements

J’emprunte aux souvenirs ses matières

Je m’orage

 

Vivre pour l’art, son art, mon art, un engagement sans repos à la recherche de l’émerveillement. Laisser tomber, oublier le reste, tout le reste.

Kathleen est partie sans faire de bruits son jardin avec…un reste de pluie

le poème nait d’une idée, d’une sensation, d’une image, d’une cadence

je résiste aux bruits par le silence

comme des fleurs d’amandier

glyphes

 

les rêves en fin de vie

carnets de désaccords l’amour du livre Denis Vaugeois carnets de l’intranquille Nathalie Stephens je cours trois livres à la fois  une mère à réparer _______________voiles comme brumes

INSISTER/Cixous   DESSAISIR/Warren

Insister comme St-Augustin, à voler des poires et des raisins pour l’obscur plaisir du mal, pas pour le goût des poires…

Poste restante dead letters   comme un jardin d’essais des mots d’un jour de mots  piano à découvrir Dusapin  Ligati  Glass

l’esprit dispersé ***** je file tellement bien avec ce verre de vin, je ne cherche plus les mots tombés dans la fente des pages 32-33

Est-ce le printemps aujourd’hui, j’ai goûté tant de lumières, des poudrées, des glacées, des grisailles et là je cuve mon rouge. L’instant. I believe. Une musique est en train de se faire. CELO je cache désordre

Éloge de l’ombre dp

Denise Pelletier Vous avez dit Estampe....2010 Guyancourt, France (1)

 

 

 

QUÉBEC_MONTRÉAL_PARIS

7hres-1/4 parenthèse savoureuse, sombre, calme, nulle part, juste là, section départ, seule. J’aimerais trouver une retraite qui offre ses sensations fortes, exquises. Dans ma bulle en transit.

J’espère dormir un peu, demain une journée énorme se profile. 8hres30, une heure d’écoulée dans ce soliloque.

Jour de silence Henri MichauxOeuvre sur l’eau Éric de LucaLe contraire de UN  GallimardLe dialogue François Cheng

Mousseux du dimanche      atelier vin fromage La Cité des Arts et la Seine en soirée

Notre-Dame                                                                                                                                                                                           Lundi Soulages à Baubourg Crêperie Cuivre Cadres                                                 Renaud Allirand dans le Marais… Mardi Rencontre des membres de Graver Maintenant autour d’un dîné sympathique, accrochage des œuvres Mercredi Accrochage fin Dîné photos Mansour Juliette j’adore Juliette ses œuvres, son travail et les poires au chocolat. Seules les traces font rêver René Char.

Éric (Erri) de Luca Valeur J’attache de la valeur à toute forme de vie, à la neige, à la fraise, à la mouche. J’attache de la valeur au règne animal et à la république des étoiles. J’attache de la valeur au vin tant que dure le repos au sourire involontaire, à la fatigue de celui qui ne s’est pas épargné, à deux vieux qui s’aiment. J’attache de la valeur à ce qui demain ne vaudra plus rien et à ce qui aujourd’hui vaut encore peu de choses…

Je te répandrai dans l’air après l’averse, à l’heure de l’arc en ciel qui te faisait ouvrir grand les yeux.

Soupe Isabel Moutet Céleri fenouil poireau oignon  2’ soupe d’IM (endives échalottes patates) La maison d’Isabel à Ville d’Avray est en pierre de Paris communément appelée meulière. Livres : Nadine Satiat, Georges Nadra.

Rendez-vous Montmartre Atelier de la grande et belle artiste Hélène Bellin. Le bateau mouche…Arrêt chez Charbonnelle et à l’Atelier Moret-Manonviller. La Fondation Henri Cartier- Bresson 2 Impasse Lebouis, Paris. Se rendre au Marché St-Pierre par le métro Abesse à Montmartre. Rencontre Christine BouvierŒuvres de la japonaise Hiroko Okamoto amie d’Isabel M.

Aiguiser mes burins en faisant des ronds sur ma pierre d’Arkansas préalablement huilée, garder un angle de 45*retirer le fil de métal. Envelopper mes pointes de burins avec des vis de plastique.

La vie des autres (film) allemand… La montagne maqique TM.                                                                                         Lundi déposer Sue à la Gare de Ville d’Avray, Paris Ouest et rendre visite à l’Atelier Moret-Manonviller. J’en profite pour cueillir l’édition de ma première gravure sur cuivre (Prix Atelier Moret-Manoviller) et nous finirons la journée à Baubourg.

Demain mardi je rejoins Catherine Gillet à Guyancourt (je prends le train seule) Catherine m’attend à la Gare, nous visiterons son chez-soi, son coin atelier, les étangs (La Minière)  et les lieux où nous exposerons bientôt. Un repas pris sur le pouce et puis nous nous rendons en auto à Dreux dans sa nouvelle maison où elle aménage lentement. Elle me ramène à Ville d’Avray. Un voyage élémentaire Jay Griffiths.  

Mercredi, Pascale Parrein amie artiste de Grenoble viendra me rejoindre. Marie Uleyn de Belgique viendra elle aussi au vernissage. Paroles de graveur Tolra Aurélie Nemours Traité du burin Albert Flocon Louis René Berge burin

Une visite à l’atelier-résidence de Brigitte Kernaguléen (native de la Pointe du Raz) installée en St-Quentin en Yvelines elle aussi; parlons crêpes bretonnes, farine de froment (blanche). 1/3 d’un sac ou 350gm+ 1 poignée de blanche, ½ poignée de gros sel, eau pour brasser + plus un dépassement d’eau pour la nuit (faire sa pâte la veille) le lendemain avant de faire cuire ajouter de l’eau jusqu’à consistance d’une crème de carotte. Coup de chiffon entre chaque crêpe sur la plaque.

Pour une pâte sucrée on brasse au minimum. Lait, œufs et beurre température de la pièce; ½ litre de lait, 2 gros ou 3 petits œufs, 50gm de beurre fondu, 90 à 100gm de sucre app. Battre œufs et sucre dans un petit bol. Dans une grande terrine de froment, blanche, mettre un peu de beurre salé, faire un trou dans la farine, ajouté œufs et sucre battus, le beurre petit à petit, le lait, un peu d’alcool, de vanille pour le parfum. Reposé une nuit au réfrigérateur.    Miel et citron pour crêpes sucrées.

Farcir : il faut cuir un côté de la crêpe, passer du beurre directement, ajouter…fromage, poulet, jambon…Cidres Breton (Lebrun et Fermier) Cidre de Bretagne Cornouaille. Farine de blé noir Émile Le Rhun Moulin de l’Écluse.

Aujourd’hui St-Maur comme destination, nous allons voir l’exposition de Catherine Gillet entre autres choses. Je découvre avec plaisir y ayant moi-même exposé en ….mes variations paysagères

exposition Lucian Freud  Arvo Part Oratorio de Vicente sur un poème de Garcia Lorca la musique de… parle avec elle  l’amplitude du doute d’Alexis Goaguen  dans le café de la jeunesse perdue Patrick Modiano  Dora Brudes  Un si joli petit livre  Claude Pujade Renaud  Calque carbone sur matrice

le prince foudroyé  ent®ailles passage d’encre Monique Charbonnier  Christiane Vielle  reflets Per Barclay Norvège  Philippe Cogné 

À Montmartre rue Coulaincourt l’atelier d’Hélène Bellin  atelier de Lautrec Dalida a occupé  l’atelier au-dessus Hélène recherche la couleur dans sa maison-atelier et autour le Bateau lavoir Lacourière Fréheaut  le Moulin Rouge le Lapin agile et l’allée des brouillards où nous flânons  Écrire sur l’eau Ulrike Kasper l’esthétique de John Cage  éveiller l’homme au monde est le vrai sens de l’art J.C.  Dialogue de François Cheng Zoran Music Entretiens 1988-1998 Éd. L’échappe pour Michael Peppiatt

moi j’attends  Davide Cali et Serge Bloch éditions Sarbacane.com au fil de la vie  Boltanski entretiens les vies possibles ou la vie possible  La boucle Jacques Roubaud Éd. du Seuil 1993  Pina Bausch par Norbert Servos Traité du burin d’Albert Flocon  Soulages entretiens avec Françoise Jaunin Paroles vives  Soulages  texte de Pierre Daix Polychrome Idées Calendes Sagesse du vide  jour de silence Henri Michaux

 

Penang envoi de 4 gravures  30 juin / Macédoine envoi de 3 dessins pour le 30 mai 2010 (Wind- Blue wind-Venus) / Liège 10 photos papier…10 gravures à réimprimer pour Liège le 1’juin. Liège 30 octobre…Livre Hugues P…10 octobre

Sur un vieux zinc j’ai tracé mes premiers sillons au burin, une sensation étrange de bonheur trouvé sur le chemin de la vie. Je me suis essayé craintive, peur de l’inconnu, peur de briser l’outil, le burin. Je ne dois pas m’arrêter à ces détails, je devrai recommencer dans l’abandon, s’’abandonner aux plaisirs. Quelle avenue? Quelle liberté? J’y viendrai, j’y arriverai. Dessiner, sillonner dans la lenteur, réchauffer ma plaque, attendrir sa peau avant d’inciser lentement…J’ai aimé poser le geste, sentir l’entaille, lire les lignes, toucher l’éraflure. Comme je voudrais encrer, essuyer, imprimer, voir les profondeurs de la lenteur, tracer le temps, prendre du temps enfin.

You must have chaos in your soul to give birth to a dancing star …Nietzsche

bol d’ombre  vol sombre fleur d’envol  bouée  feuille accostée  veine  fil gris nœud sombre  l’ombre du pipa  rame  flottements  silhouette

les femmes en disent je suis ce que je vois bris de mots  le rossignol des neiges  l’enfant des neiges Jean-Claude Larouche Éd.

et j’entends« ne mettez pas vos mains dans les fenêtres » 12 juin 2010 

 

Un ciel gris troublant  ce disque rouge feu insaisissable  le sorbier figé dans cette brume  l’aubépine aux joues roses étouffe au parfum de cendres le rosier grimpant recroqueville ses feuilles  et je tremble  le chat franchit le seuil quel décor troublant tous les arbres tremblent et le chat accourt aux fleurs de Bach

 

28 rue du Cottage

dans le désert de l’absence

un jardin de grâce

elles enfilent des perles de pluie

 

dans le désert de grâce

des perles de pluie

elle enfile de pâles pétales

 

les liseuses

le silence sur les genoux

au banc du ruisseau bleu

chuchoter attendre là

 

Ce vieux papier d’un rêve passé : je lave mes mains et de fines pellicules d’encre au noir profond, vernissé, se détachent par morceaux comme des pétales de roses, fragments translucides d’une encre noir…des morceaux de tableau, des morceaux de rubans. Dans le moleskine rouge…

10 juillet

J’ai terminé mes livres implants amères  imaginés en 2008. Terminé cinq manteaux de livres 10cm x 10cm pour la Belgique et mouillé les œuvres abîmées…Le livre rue du Cottage 10/10 à terminer. Apporter dans les Maritimes mes sachets de thé imprimés, les mettre à la mer et filmer. Ne pas oublier mes livres Nœuds de fumée 5/5

 

Nomadisme estival : Pointe aux Oies Montmagny / Lévis au Transit / Bromont au Ruisseau bleu / Alouette à Beloeil / Canton de l’est, Domaine du Parc de l’Estrie

7 août 2010 périples dans les Maritimes; Edmunston / Fredericton / Bay de Fundy, Parc Canada / Birchwood N.E. / KOA N.E. / Amherst avant de quitter N.E. / Île du Prine Édouard Twinshores / Shediac /

Camp Iroquois au bord de la Rivière Madawaska/ je me suis rendue près des rapides sur le terrain du campement, je n’avais pas accès aux rives trop escarpées, partout autour. J’ai dû laisser tomber mes sachets de pluie (imprimés) qui s’envolant découvraient leur côté nu, moins intéressant, trop limité, pudique. Presque…comme l’ébauche d’un autre projet, d’une autre piste. Mes sachets disparaissaient dans les rapides, j’en garde quelques photos.

Je demeure séduite à ces mots retenus…la ferme des prés, la rivière aux Perles, les monts bleus, les ciels d’encres et je songe aux chemins d’Éva, de Rosie. Démesure et vastitude.

8 août, dimanche nous roulerons vers Frédéricton, nous quitterons Edmunston sans remords malgré l’intimité, la nature foisonnante…en traversant les Appalaches les rubans de route vertigineux me donnent l’impression d’être  géante…parfois des couloirs murés de pierres rousses. Soudain dans le ciel une traverse de béton incisive déchire l’horizon, on voit, sent la lourdeur d’être puis nous arrivons à destination. Coup de cœur, coup de foudre.

9 août, nous sommes allés au cœur du Vieux Frédéricton, magnifique mais si petit comme Capitale, je croyais au gigantesque…la température peu clémente s’est améliorée en fin de jour. On ne cesse de parler du site où nous avons stationné notre mobile home. Un site enchanteur, le Hartt Island, une révélation, nous sommes sur une bande de terre surélevée, pelouse, clôture, à nos pieds outre la piste cyclable qui nous mène 6 km plus loin au cœur de la vie, (la route longe la St-John River) le fleuve ainsi nommé, d’autres Îles de ci de là s’offrent à notre vue, splendeurs. Nous nous sommes installés sur ce balcon de verdure surélevé pour admirer à perte de vue ce joyau de la Capitale. L’eau comme une glace, reflète tous les bosquets autour, plus encore. Le ciel promène ses barbes blanches sur le miroir figé des eaux calmes. J’irai une fois encore sur la plage capturer des espaces temps de cette étape de notre périple; mes mots à l’eau à la dérive, mes carnets sans amarres, un pont d’attaches soudé à l`horizon (pour embarcations multiples)…les cannetons, les petits garçons, là…les cimes s’effilochent, petits tremblements au miroir.

10 août, direction Bay de Fundy, les piliers du Pont sur la rivière Jemseg couronnent les cimes échevelées des arbres feuillus, dans la brume danse une forêt fantôme. Figée là j’ai vu au loin deux pêcheurs, j’ai vu des cerfs-volants, entendu ou imaginé les tintamarres des acadiens en fête. Sur la plage, un empilement de pierre, un goéland scrute l’horizon.

15 août, la Cabot Trail à des altitudes de 445 M ou 455 M plus encore parfois, vertigineux, à couper le souffle. Un ciel festonné de montagnes, à claire voie, ruisseaux, rivières et fleuve serpentent.

17 août, au Kampground KOA, notre campement à North Sidney, derrière nous une falaise cuivrée, à nos pieds un ruban bleu fluide traversé d’un ouvrage fascinant, un pont à l’alliage en meccano époustouflant, surréaliste pour moi. Je n’ai pas son nom ou Bridge N.Sidney. À ma fenêtre du soir, j’observe l’eau glisser, la rivière gonflée de pluie du jour, elle coule, court, lourde et verte, je lis ses rythmes endiablés. Essai, étude, ébauche.

18 août, nous nous dirigeons vers l’Île du Prince Édouard. Cinq jours de découvertes. Nous traversons le pont de la Confédération, 12.9 KM. J’ai amené Maria Nichita dans mes pensées pour cette traversée. Tant de ponts traversés ensemble dans cette amitié qui est nôtre. Tous ces ponts…

Moncton, Nouveau-Brunswick, je me suis rendue à la plage près de la rivière, je me suis vite retrouvée seule avec ma caméra. J’avais choisi quelques sachets de pluie sachant que je pourrais les déposer un à un là, les laisser glisser à fleur d’eau…ils avancent lentement muent par une brise légère. Après quelques photos et vidéos de mon work in progress un vocabulaire plus expressif se dessine, plus efficace qu’à la première étape. Je ferai un tri à la toute fin du voyage. Je sens se dessiner une voie. Nénuphars ou marcher sur l’eau…20 KM de Noth Sidney N.E. avant de quitter ce camp je me suis rendue près de la rivière, là aussi j’ai pu déposer précieusement mes sachets «à pas d’elle» là prend forme un carnet de route, les photos témoins du lieu, du geste, expriment, répondent à mon questionnement. Faire image, faire sens.

19 août sur les bords de l’Atlantique, un feu bleu inonde notre séjour, pas un seul nuage, infiniment bleu, bleu azure, bleu mer, bleu ciel, vent bleu doux du sud, caresse sur le champ de sable velours. Je tourne et roule mon regard dans ce bleu mou, bleu blues, encre bleue, gouache aquarelle acrylique, blues; en état de bleu, chant de mer, ressacs, cris, rires bleus d’enfants, même le moteur d’un petit avion lointain, perce le ciel de mes souvenirs d’enfance, bleus. Et toutes ces ombrelles piquées là comme des fleurs sauvages.

20 août, Avonlea, champs de trèfles bleus, la maison de Lucie Maud Mongommery, Cavendish, petit port et quelques maisons aux couleurs de terre fortes. Revenue sur notre plage de Twinshores Camp au bord de l’Atlantique, marche sans fin…je prends quelques photos de mes nénuphars, peu concluant. Trop de témoins pour ce travail solitaire. Demain la suite.

21 août, des heures de flâneries sur notre plage, des heures différentes du jour, des randonnées lumineuses, des marées changeantes, je cours pour rejoindre un profil de penseur. Un autre rocher sculpté par la mer, je le capture enfin après plusieurs essais. Je mettrai à l’eau d’autres sachets choisis, porteurs d’autres pluies, quelques conclusions intéressantes, mais…

Quand donc vais-je déposer mes pluies les plus poétiques, j’attends encore, les marées ne m’ont pas encore convaincues…il me reste demain encore ici à l’Île du Prince Édouard. Lundi nous serons au Nouveau Brunswick., Shediac…je reviens.

22 août, arrêt provisoire, j’ai le dos en bouillie. Je paie sans doute mes longues marches sur les plages, mes contorsions pour mes nombreuses captures d’images. Je retourne à midi m’assoir et regarder, entendre la mer bruyante, déferlante d’aujourd’hui. Assise pour ne pas trop marcher. 45 minutes plus tard je retourne au camp, la douleur ne passe pas. Je termine ici mon périple, j’en garderai un merveilleux souvenir, chaud, bleu, enveloppant. Ici mes rêves étaient plein de la famille est-ce l’ambiance familiale chaleureuse qui régnait aux camps. Cette nuit Gaétan et Brigitte convolaient vers un mariage, au matin je me suis réveillée sans que la cérémonie ait lieu. Toute la nuit des empêchements farfelus ont retardés la cérémonie. Assise à la mer tantôt je m’interrogerai comment raconter en image ce merveilleux voyage.

Mardi, dernier bout. Nous sommes arrivés hier sur notre île à Parlée Beach, Shediac, NB. Une belle arrivée, à chaque déplacement, la surprise est agréable. Ici l’eau n’est pas…c’est ici que nous pensions être au plus près de l’océan. Notre site est au centre d’un grand boisé, comme une île en pleine mer, entouré d’un chemin peu fréquenté. Devant moi trois groupes d’arbres, feuillus, épineux et petit bosquet…derrière moi deux autres groupes d’arbres.

Hier on m’avait confirmé dix minutes de marche de la plage, après trente minutes de marche on la devine mais trente minute de plus aurait été nécessaire. Nous sommes retournés au mobile home sans voir la mer, mon entorse lombaire s’aggravait…

 

 

 

L’Ordre des bleuets envoi CV et texte de Marie Lachance  (111 des Cimes Lac Delage, Qc G3C 5A8)  / 28 sept. AGA Centre Alyne Lebel 310 rue Langelier local 312 /

Petites fleurs du Manchouri  Alexandre ajoute une section sur mon blog graphies  écrits  jours anciens  I am picturing the wind voir Poetry de Lee Chang Ding  retour en atelier  geste- mort- tulipe et deux burins  Mon amour-Martha Wainright mes carnets.com

AMAC Galerie d’Art Contemporain 3 avenue de Fontmaure 63400 Chamalières attention de Madame Maude Le Goff

Des couvrantes de neige  robes de neige  paysage urbain pour St-Maur 5 gravures de 56cm x 76cm pour juin 2011 Envois : Liège- Osten-Trois-Rivières_Florean Museum-Tetovo-Ordre des Bleuets-Varna-31 déc. Lodz 5 gravures pour le 15 déc.2010-Japon 3 gravures pour le 30 avril 2011 jamais exposées ailleurs  ramasser tulipe-mort-geste   Regards sur autrui Points de repères II Pierre Boulez Éd. Christian Bourgeois Collection passé présent Conservation des œuvres piment d’espelette-gousse d’ail  Plexus d’Henry Miller  sauvegarder maintenant  dispersion à l’amiable Baden-Baden  Munster  Kassel  111 Lucerne 

Pipa I  Pipa II Partita I Partita II bris de mots  les ombres  Hear the pipa rue du Cottage  Samedi 27 novembre 28nov. 12déc.     opto Hélène Garant sur Maguire 1328 tel-687-9451

Aria La passion selon St-Mathieu de Bachduetto allegro Inflamattes & accentus du Stabat Matter  le zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc Ophelia       Lodz_Pologne  Hear the pipa 600H x 800W   Madame Sue 600H x 750W Virginia 650H x 750W  c’est moi d’elleJeannette et Diane    Varna : Interroger l’intensité I  Interroger l’intensité II

Vaiations paysagères de Pierre Sansot  poétique de la ville, des vélos, des affiches transfère sur papier  embossagesattendre les résultats de la Bibliothèque d’Alexandrie Égypte  Kochi 3 gravures Alexander Platz Berlin trad. Olivier LeLay

Le corps glorieux le corps éclectique le corps ludique  23 octobre  je sors de l’atelier, ravie, folle de joie, heureuse. Pauline Hébert m’a fait cadeau de ses matrices de cuivre et quelques-unes de zinc dont une fenêtre (carton) à plusieurs carreaux de zinc. Je suis prête à y plonger corps et âme. Des matrices déjà taillées, poncées. Que dire? Que faire? Dire ma joie! Dire merci! Une image de chacune lui revient de droit…à chaque édition je ne dois pas oublier…Parmi ce trésor de plaques un cuivre de Jacqueline Lesage (une manière noire entamée) un berceau en préparation.

Aujourd’hui est un drôle de jour, je suis parti tôt de la maison pour me rendre à l’atelier Engramme mon centre de la gravure, mon atelier du centre-ville. Avant de quitter je suis passée à mon atelier prendre les plaques de cuivre de maman nouvellement en ma possession. Un sentiment indicible m’a envahie, curieux non? Je continue à la suite de celle-ci. Pendant ce temps Alexandre (récemment installé à Trois-Rivières) passe deux jours d’improvisations (examen) pour pouvoir se joindre à la ligue d’improvisation là-bas. Je lui souhaite ardemment cette entrée.

 

Je découvre aujourd’hui le travail de Jessica Rosner ses gants d’Ulysse. Quel travail! Magnifique projet d’artiste.

 

Architecte de l’ailleurs Marcel Storr par F. Cloarec

Retenir : sensations urbaines  variations paysagères  l’asphalte comme une écorce terrestre  surfaces urbaines     city noise         la ville insoutenable              écoumène =l’étude du paysage

Aujourd’hui j’imprime sur mes pétales d’orchidées. Libre comme l’art, siao-sin ou fait ton cœur tout petit. Vie silencieuse et sabot de neige pour un poème blanc.

If you want create something special, you must have a plan and not enough time. L. Bernstein

Voir Aurélie Nemours à la Galerie Antoine Laurentin

Non, la photographie n’est pas seulement nostalgie du passé. Elle est toujours partagée entre deux désirs opposés et complémentaires : l’un vise à arrêter le défilement du temps et à figer la représentation, l’autre anticipe et accompagne le mouvement du monde. Le premier est mélancolie, le second est bonheur.
Serge Tisseron (Le mystère de la chambre claire, photo et inconscient)

Écrire mon texte sur le feutre, me traduire et envoyer à :

Ricarda Abman Hans König

Annostrasse 25

53773 Hennef

Germany

 

Gioachino Rossini Stabat Mater corpus morietur…divin

Utiliser les verticales de ma cage (encyclopédie singulière) pour construire un chevalet (présenter murales de vêtements) hauteur et largeur variables…

Vision:  The music of Hildegard von Bingen

Lodz parti Edimbourg parti Allemagne parti

Dragon spit pearl (plante GiGi)

Texte 355 ………………………………

Mes mains comme des griffes inutiles, crispées sur la surface lisse du bois…ma conscience ne vit rien d’autre qu’une tache d’encre sur une feuille de papier, qu’un vieux bassin aux jets d’eau muets. La lectrice ne sait pas toujours collaborer avec la rapidité du texte…le bois est une métaphore du texte narratif, un jardin où les sentiers bifurquent…chacun a le loisir de tracer son itinéraire en prenant à gauche ou à droite. Nous ne sortirons plus jamais de ce bois…condamnés à nous égarer en faisant toujours le mauvais choix. Les limites de l’interprétation, les illusions tombent l’une après l’autre comme l’écorce d’un fruit, et le fruit c’est l’expérience…

J’habite le presque révélé, le non apparaître, la fabula…parfois aussi les voiles enveloppantes du visible. Par une nuit d’hier, once upon a time…une atmosphère bleuâtre et pourpré…quelque chose qui n’est pas dans les mots, mais est, tout entre les mots, comme la brume.

Little storyminimalismcolor of the daywalk in the forest  in the nearness  between the folds  my sphere of works include graphic, writing, etching, painting…Hanne Munk   Hen Denning   Kjeld Ulrich certains voyages ne peuvent se traduire en mots.

 

Carré Noir envoi pour reportage photos à Chamalières, deux gravures personnelles : Interroger l’intensité XI #2/15 et Interroger l’intensité IX # 1/15  

Hada Bourzama

13 rue de Bocages

63100

Clermont Ferrand

France

Ouvrir le rien, le rouge. La sagesse du vide, ses sculptures d’ombre, les cloches silencieuses empilées sur des cendres de verre.

Les chroniques d’ici, les impressions de voyage sur les chemins de verre au collège des Bernardins où le silence pèse ses mots.

Marthe Wery Architecture Éd. Fourre-tout.

Pierrette Bloch Musée Fabre  Actes Sud 2009 Claudia ParmiggianiImpressions de voyage  Sabine Arqué et Marc Walter  Éditions La Martinière  Une journée de silence par semaine Elisabeth Gerony graverBibliothèque Nationale de France   rue Richelieu   Paris  Hoa et Jean Cabane 46 NGUYÊN THAI  HOC ,  HOI  AN,  QUANG NAM, Vietnam

 

 

Dérive par dp

Le grand toit plat, pleure à chaque printemps, s’orage dans la chambre du père. La grande maison blanche sans caractère demeure lieu de vie, de rencontres, d’aller-retour.

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Novembre 2002 j’écrivais ces mots autour de la rotonde familiale: la maison doit être comme un organisme rythmé, un être qui aide la vie, comme le nid aide l’œuf à mûrir…est-ce la maison familiale ou les maisons de transit qui m’ont aidé à mûrir, sans doute, moi aussi, on n’y échappe pas, ce qui me vient là, comme image, c’est cette rotonde en haut de l’escalier qui mène aux chambres, Alain a occupé le dernier cette chambre, le dernier avant que la maison devienne centre d’accueil. Cette rotonde adoucit mes nuits, rend plus calme l’arrivée à l’intimité de chacun. Et le petit balcon, grand comme un couffin pour chatons, miniature même, me fait encore rêver. Que ne donnerais-je aujourd’hui pour y assoir mes fesses, quelques minutes seulement, le temps d’un clin d’œil, le temps de me souvenir…est-ce de là que me vient ma curiosité? C’est là que parfois j’écoutais en retrait la vie d’en bas.

Et c’est dans la rotonde au Centre Frans Maserell de Kasterlee en Belgique que je séjourne…

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