Carnet 1996 à suivre

1996

6heures 14 du matin

Tempête là, mes pieds caressés par la flamme…Je suis enveloppée du calme de la maisonnée.

Je pense à Madame Marthe Gagné, la voisine de mon enfance. Une femme angélique pour mes yeux d’enfant. Belle, élégante, fragile, hautaine. Elle fût mon premier livre, source de ma curiosité : Tante Lucille, un recueil d’histoires aux couleurs chatoyantes, magnifiques…ce Noël là et qui ne m’a plus jamais quitté, cadeau qu’elle m’offre pour mes rares services de gardiennage…Ce bouquin, source de ma soif, de ma curiosité. J’ai eu droit à tant de livres depuis. Droit de regard, droit de lire, droit au plaisir. Je rends grâce à cette femme qui eût l’idée brillante de m’ouvrir à la lecture cette année-là.

Se lever seule le matin, se questionner, regarder la flamme et se demander pourquoi la bûche dans la corde de bois, son bout de pied? Comment était-il quand j’étais petite? Écouter le vent, entendre monter ses souvenirs…

C’est par la contagion entre notre mémoire et nos souvenirs que nous projetons des images précises lorsque nous regardons quelque chose.

 

Voir St-Thomas d’Aquin……………..

 

Islam : des distiques qui ont un sens et complet par eux-mêmes, qui semblent simplement juxtaposés. Ni commencement, ni milieu, ni fin. Dans la poésie il y a ces pleins qui sont les distiques. Le vide qui est l’absence de liaison entre eux et la tonalité spirituelle qui encre l’unité profonde.

 

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