L­’ardoise accrochée au mur du corridor dévoile et rappelle, le passage des enfants. Ils restent les calculs d’Xavier, les altitudes de pays lointains, les brumes blanches des effacements. Ses traces abandonnées après la visite chez mamie s’affichent comme des bouquets de fleurs fanées, aux tiges séchées, au parfum oublié, mais leur présence donne encore du bonheur. Dans la poussière crayeuse, je lis là les gestes éclatés de Marianne, je remets en mémoire ses mouvements virevoltants devant l’ombre du tableau. Elle bouge en chantant, en sautillant, dansant, légère comme la mésange. Le couloir s’anime, portes ouvertes aux lumières extérieures, au souvenir.