de gris en plus noir   

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Dépôt de Cailloux

 

 

j’ai cru un instant le pieds de la montagne

entrés dans la cabane

emmêlés aux ronces froides

 

 

écrire à l’encre de pluie

l’attente

la nuit noire

 

 

pelures de vent

eaux mêlées

tombent sur le toit

 

 

à ma fenêtre

le ramage affolé des oiseaux

le matin accroché aux mouillures

 

 

tu ne sais plus si la bruine

provient des embruns

ou du ciel gris

 

 

 

le vent cingle

de plus en plus sombre

les nuages courent

 

 

mon théâtre d’été

son désordre aérien où tout s’élève

le concert des oiseaux   les libellules

 

 

les mains ouvertes des fougères ne cachent rien

illuminent l’ombre de l’ombre

mon jardin secret

 

 

à ma fenêtre

le bruit     choses vivantes

des guirlandes de fous rires

 

 

dans la tissure du temps

vents chauds   flore sauvage

aube blanche

 

 

parfois le geaie me griffe la nuque

je m’accroche aux fleurs

béante

 

écrire le drap froissé

les ailes brisées

les nuits sans étoiles

 

 

frayer

la soie du feuillu

nicher   le ventre des arbres

 

 

dans l’obscurité de l’oubli

danser le vide autour du rien

écrire l’effacement

 

 

dépôt de cailloux

trou noir

la bête creuse son nid

 

Denise Pelletier 2017   Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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