» on n’expose pas les mots, ce sont les mots qui nous exposent  » LR
l’artiste de mes quatre mains
Laurent ROY poète

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Crédit photo: Thaddée

face à face calme sans un souffle / sans calme à jour sans nuit sans air / temps si seul debout . si gris si vrai aussi loin que le silence . sans blancheur aucune //

ni souvenir même . ni gris tout encore un pas dans le calme sans être encore face à face . temps si proche de la terre

. calme sans un pas . faisant bruit sans un pas . sans silence enfin sans face sans

issue . sans rêve sans gris . oubli d’un refuge vrai . fugue de ses bras enfin fugue de ses mains . sans nuit grise enfin sans ronde /

sans issue sans un rêve . absolu à la fin jamais apparu ( plutôt ces moments . lesquels vides . contraires en cette nuit . pour l’espace tout au contraire . tout au silence plutôt rare – notes immenses : intervalles à bâtir – astres tentés . au dessus de l’image . signes et nombres d’abord

à cette nuit

***

ci-haut, ce fragment de Laurent ROY déposé au coeur du livre   Aller II

 

 

Le poète ouvrier de l’imaginaire se joue des strophes, des vers, de la typographie même… l’ouvrière du noir travaille en eaux fortes, dans le poème débusque les volutes et les fugues, tente de mettre en lumière l’inattendu de ses phrases, leurs mouvements sur une branche brassée par le vent. Denise Pelletier

 

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