une aube de paix

se lève

 

le bleu de la nuit retire lentement son voile

trempé de bruine

 

l’aubépine prisonnière

étale ses breloques de verre glacé

les bancs de neige

offrent leur chair meurtrie

 

sur les lames de glace

les troncs fins, noirs, pliés, agenouillés

dessinent des arabesques

 

au matin

je m’enveloppe

du silence

de nos solitudes

le froid me tue

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