Deuxième et dernier livre réalisé en 4 volumes cette fois, déposé dans un coffret en bois, habillé du même papier indien. Celui-ci pour mon fils Alexandre Hamelin. Le coffret en bois R.H.

Un sillon dans la forêt

Auteur Benoit Desforêts : nom de plume

moine cistercien Trappiste à l’Abbaye N.D. de Mistassini

Père Marie-Benoit (van Biervliet) de son vrai nom

Éditeur Beauchemin 1953 Montréal

 

Relieur et imprimeur en Copy Art pour cet ouvrage, Denise Pelletier

Petite fille de la cinquième génération du petit François Gaudreau ici raconté, sœur cadette de Jean-Marc Pelletier à qui est dédiée cette version actuelle.

Mon projet familial est né de l’idée de rendre à Jean-Marc un hommage personnel. Mon admiration pour son travail inestimable en généalogie mérite cette attention.

Artiste graveur, j’aurais aimé le réaliser en gravures, mais j’aurais pris des années avant de lui offrir et je n’aurais pu continuer mes projets personnels.

Ma version actuelle réalisée à partir du livre initial reçu de notre mère Cécile Dumais. Les pages jaunies, usées, pliées m’ont apporté du fil à retordre. Voilà l’explication de certaines fioritures du livre.

Je l’ai habillé d’un manteau de papier indien, les pages du livre ont des blancs variés et c’est bien volontairement. Je voulais que mon projet garde un côté artisanale, qu’il soit imprimé sur du papier sans acide, mes retailles de papier que j’utilise en gravure depuis des années. Donc mon BFK et mon Somerset. Un travail en courtes pointes dans l’esprit du travail fait main autrefois. Une récupération qui ajoute à la simplicité et à la qualité de l’objet.

Le livre initial de ma mère avait des typographies multiples  donc ce livre jauni avait déjà subi des altérations chez l’imprimeur. Voilà ce qui explique certains passages.

 

http://www.journaldequebec.com/2013/09/14/loeuvre-pionniere-des-trappistes-de-mistassini

MONASTÈRE CISTERCIEN

FÉLIX LAFRANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

Samedi, 14 septembre 2013 20:47 MISE à JOUR Samedi, 14 septembre 2013 21:01

Des nombreuses œuvres religieuses qu’a connues le Saguenay—Lac-Saint-Jean, celle de l’abbaye Notre-Dame de Mistassini figure parmi les plus importantes. Ses moines trappistes sont aujourd’hui surtout réputés pour leur merveilleux chocolat aux bleuets, mais leurs réalisations d’autrefois ont été autrement plus significatives pour le développement régional.

Après un voyage d’une semaine par train jusqu’à Roberval, puis à cheval et en canot, trois trappistes du monastère Notre-Dame-du-Lac d’Oka arrivent en novembre 1892 aux confins nord du Lac-Saint-Jean pour y fonder un monastère cistercien.

Ils s’établissent d’abord au camp de François Gaudreault, le premier et seul pionnier à vivre à Mistassini. Leur défi est énorme, car ce coin de pays est éloigné et encore vierge.

Une mission importante

Les moines ont pour mission de soutenir le développement démographique, agricole et économique de cette partie de la région comprise entre Saint-Méthode et Mistook, qui, bien qu’elle soit considérée comme prometteuse, tarde à se peupler.

Choisis en raison de leur maîtrise réputée de l’agriculture, les Trappistes d’Oka reçoivent l’aide du gouvernement et des évêchés de Québec et de Chicoutimi dans la concrétisation de ce projet. L’objectif s’inscrit dans le contexte de développement de nouvelles régions, se voulant une solution à l’exode des Canadiens français en Nouvelle-Angleterre.

Débuts prometteurs

Sans perdre de temps, dès le printemps, les trois fondateurs défrichent une partie des 2025 hectares octroyés par Québec sur les rives de la Mistassini, aux Chutes-des-Pères, et construisent un premier bâtiment qui fait office de monastère.

Les prochaines étapes déboulent. Dès le deuxième été, on construit une scierie qui créera des emplois et fournira des matériaux de construction aux colons, un magasin général qui favorisera l’essor du commerce, puis un comptoir postal. En 1895, une église. En 1897, un moulin à farine et une beurrerie auxquels se joint une fromagerie quelques années plus tard. Enfin, les Trappistes ouvrent une conserverie d’aliments en 1920 et une confiserie en 1939, qui deviendra plus tard la fameuse chocolaterie.

Dès lors, la nouvelle colonie devient un incontournable régional. Des chemins sont ouverts pour s’y rendre et des bateaux à vapeur viennent de Roberval, permettant aux colons de venir s’installer aux abords du monastère. La communauté naissante prospère vite et bien. Déjà, près d’une centaine de familles et plus de 500 personnes s’y trouvent après cinq ans!

Des moines infatigables

Dans ce monastère, la vie est extrêmement éclectique et chargée. Entre l’administration des offices religieux, la gestion des divers commerces artisanaux, du magasin, des moulins à scie et à farine et du bureau de poste, les travaux des champs, l’élevage des bêtes et la réfection des bâtiments, les moines s’avèrent de véritables hommes à tout faire.

Outre ces occupations quotidiennes, ils se vouent également à des tâches plus grandes, telles la promotion de la colonisation, la diffusion d’instruments aratoires nouveaux (semoir, moissonneuse-lieuse), la dispense de cours d’agriculture et l’amélioration de la qualité des cheptels régionaux. Ils font aussi pression sur les autorités politiques pour implanter une usine à papier sur la Mistassini et pour que le train s’y rende.

C’est chose faite à Dolbeau en 1927, ce qui aide au développement d’un marché de consommateurs et à l’écoulement des produits agricoles de la trappe, tout comme la construction de la centrale hydro-électrique Chute-des-Passes sur la rivière Péribonka en 1944.

L’abbaye compte aujourd’hui une douzaine de moines et vit de l’exploitation d’une chocolaterie et d’une hôtellerie. Dans le plus fort de son développement, près d’une centaine de religieux y habitaient. La qualité, la polyvalence, le dynamisme et l’esprit innovateur de leur travail ont fait de leur ferme un modèle pour les colons du nord du Lac-Saint-Jean et ont contribué de façon importante à l’essor de la société régionale.

 

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