Bonjour Lilas, dis, tu as reçu mon message de Taiwan …. Nous avons vécu une semaine dans des Hôtels (le premier Splendor à Taichung) de grand luxe, le second Fortuna à Taipei je te communique des photos cette semaine…nous avons passé une semaine à voyager dans un bus de grand luxe avec un animateur, des traductrices (étudiantes) pour chacune. Nous avons ri, échangé, mangé chinois, chanté dans toutes les langues, Nous avons visité un atelier de papier à Taichung, un atelier de graveurs à TaipeiThe Graphic Art Society of R.O.C. Nous sommes allés à Oufong, un village détruit par un violent tremblement de terre le 21 septembre 1999, nous avons visité un autre village très ancien où on peut visiter un vieux temple (ahurissant) digne d’un compte de fée. Les gens prient, font brûler l’encens, et des demandes très spéciales jusqu’à obtention d’un signe positif,  je n’ai rien vu de semblable en Thaïlande. (TEMPLE TOUT EN BOIS SCULPTÉ)   Aussi le  National Palace Museum de Taipei.

15 janvier 2004

L’arrivée est très spéciale à l’aéroport Chiang Kai- Shek , de nuit, un chauffeur qui ne parle pas français, ni anglais, je ne veux pas le suivre. Je devrai pourtant pour voir si il-y-a un nom sur son véhicule. www.edbus.tw.com, ce dont je me rappelle, mais au retour je ne trouve rien sur le net. Il empoigne son téléphone pour que je parle à quelqu’un et à l’autre bout un anglais aussi franc que le mien, accentué aussi fort que le mien. Il me dit fait confiance au chauffeur, il sait où il doit te conduire, toi ce n’est pas nécessaire. Je dois embarquer je n’ai pas le choix. Et deux heures plus tard craignant d’échouer dans un bordel je débarque dans un palace. Splendor Studio, hôtel luxueux…un studio pour moi seule. En plein Centre ville de Taichung. J’apprends au comptoir que je serai là deux jours seulement. Valises, toilette et dodo. À trois heures sept du matin je m’enveloppe d’une nuit Taiwanaise. Au matin, commence mon périple

 MADE IN TAIWAN

16 janvier 2004

 Je descends déjeuner au onzième étage, j’ai croisé tous les artistes sans les connaître, j’ai échangé avec Minako Takahashi médaille de bronze en dessin SUMI-E,  puis je passe au comptoir prendre mes messages, aucun. Je fais prendre ma température aussi, car depuis ma sortie de l’avion je dois faire prendre ma température et notée deux fois par jour, LA PANIQUE S’INSTALLE LÀ!  Le SRASS  Je me rendrai ensuite au Business Center pour envoyer des nouvelles à mon chum et amis. N’ayant rien d’autres à faire j’envoie un e-mail au Musée leur signalant ma présence au Business Center et attendant des nouvelles d’eux. 2 minutes plus tard le téléphone sonne, la secrétaire me confirme que je suis attendue en bas. Je sortirai si vite que je m’étalerai de tout mon long à plat ventre dans le couloir du 22’étage et arrêterai ma glissade dans la bande vitrée du garde fou. Les verres de mes lunettes collées sur la rampe ont été épargnés, OUF! Mais mon nez en a pris un coup. Je serai soigné au comptoir puis embarqué dans un taxi à contre trafic. Emmené directement au Musée auprès des autres artistes pour remplir nos formulaires afin que nos fonds soient transférés.  Nous échangerons là nos cartes d’affaires. Puis nous monterons à un autre étage du Musée où nous découvrirons la salle de l’exposition destinée à la somptueuse Collection de dessins et gravures de Goya appartenant à la ville de Paris  … Nous prendrons là nos premières photos de groupe. Le Directeur du Musée ouvrant la première boîte contenant les œuvres de Goya. Le directeur lancera son premier discours qui me sera traduit par deux jeunes traductrices, les appareils photos, les cameras ne fléchiront pas avant plusieurs minutes. Nous sommes là dans un nuage de poussière constant, masque en main, le Musée n’étant pas terminé nous subirons tout au long ce désagrément. Mais qu’importe, nos œuvres, celles primées sont installées. Et quand nous serons repartis les autres œuvres seront accrochées et l’exposition continuera son cours.

Nous quittons tous ensemble avec un chauffeur pour le bus, un animateur superviseur, une personne du Musée responsable de projets, nos traductrices. Nous irons pour notre premier repas communautaire et tous les autres se passeront ainsi quelque soit le lieu ce sera toujours un menu varié présenté sur une table au plateau pivotant. Seul les assaisonnements ou la préparation variera. Il y aura toujours un bol de riz individuel, du poisson, des fruits de mer, du poulet, du bœuf, du porc, des légumes et une soupe présentée à la fin du repas. Pour dessert des oranges de Taiwan présentées en pièces. Tout est différent parce que cuisiné par des cuistots différents, mais tout est pareil visuellement.

Après ce premier repas gastronomique pour moi il y aura une visite en direction de Puli au National Taiwan Craft Research Institute. Ce qui m’a le plus impressionné ce sont ces oreillers rigides de bambou (impossible objet) pour une ou deux personnes. Tu es assuré de demeurer coiffé et peut être même d’un torticoli…

Nous sommes allés plus tard dans un atelier de fabrication de papier aux méthodes anciennes. J’ai adoré voir de mes yeux tout ce que je connais de par les livres.

Ensuite nous avons visité l’atelier d’un maître dans l’art de la laque. Une découverte enrichissante. J’ai vu là un violon italien en séjour longue durée pour se faire une beauté, il y a une année de séchage entre chaque couche de laque.

Puis nous avons soupé dans un autre resto de Taichung où j’ai appris mon premier mot, délicieux se prononce aouch! Je suis rentré vers 8heures -1/4 du soir.

 17 janvier 2004

 Déjeuné solitaire, entrée en soi.

Conférence spéciale le matin, troublante, 4 questions auxquelles nous ne sommes pas préparés. La situation de la gravure dans notre coin de pays. Notre opinion sur la séparation du dessin et de la gravure dans les évènements internationaux et …je parlerai très peu. Je suis sélectionné en dessin et je ne suis pas venu là pour cela.

Dîné. En après-midi retour à l’hôtel, toilette, puis retour au Musée pour la remise des prix, le vernissage. Du temps pour les photos. Et visite impromptue chez Goya. Je découvre à plaisir ce trésor auquel je ne me serais peut-être pas arrêté…

Soupé communautaire dans un restaurant grand chic avec ascenseur (cage vitrée) en plein centre d’un Hall majestueux. Un salon privé pour notre repas où on me séparera de Julienne pour me donner comme voisin de repas Monsieur le directeur du Musée de Quiaochung.

 18 janvier 2004

En route vers Taipei, Lukong

Dîné   Route   /soupé Fortuna plus sobre ou plus vieux? / 19 janvier  2004 déjeuné /  Musée du Palais Impérial / route / source thermal / soupé explosif / métro avec Julienne ma traductrice direction Fortuna

20 janvier   départ pour le Canada

 PS : tous les détails autour d’un bon vin bientôt. Denise

 

 

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